Menu
RSS

Augmentation salariale 2017 : Echec des négociations nationales

Augmentation salariale 2017 : Echec des négociations nationales

Paris, FNCA : Echec des négociations salariales.

La Fédération Nationale du Crédit Agricole appliquera unilatéralement :

0,5 % sur les RCE (Les niveaux d'Emploi) et 0,6% sur les RCI. Date d'effet au 1/1/2017.

Une fois de plus, la négociation nationale annuelle sur les salaires en Caisses Régionales aura donc abouti à un nouvel échec.

Application d'une mesure :

  • En dessous des besoins et des attentes des salariés,
  • En dessous de la reconnaissance minimale de leurs engagements dans un contexte bouleversé sur leurs emplois et leurs conditions de travail,
  • En dessous même des prévisions sur l'inflation et la croissance,
  • En dessous même, encore plus, de l'augmentation du SMIC au 1er janvier !

Mais surtout, en dessous de ce que l'on attend d'une entreprise comme le Crédit agricole comptant 70 000 salariés.

FO proposait en début de négo une augmentation de 2 % des RCE/RCI avec un plancher mensuel minimum de 50 €. Sans succès....

Au final FO a invité la FNCA à se rapprocher au minimum de l’évolution salariale du SMIC pour 2017 (+ 0,93%). Pas davantage d'écoute...

Les éléments justifiant une hausse des salaires 2017 supérieure à la proposition de la FNCA sont pourtant incontestables :

  • Taux d’inflation de référence prévisible en 2017 : 1,2% selon CASA et OCDE (France),
  • France: vive accélération de l'inflation en janvier. (source Cercle Finance le 31/01/2017)

(Cercle Finances.com) : "Sur un an, les prix à la consommation de la France accélérent nettement en janvier 2017 (+1,4% après +0,6% en décembre 2016) selon l'estimation provisoire de l'Insee. L'inflation atteindrait ainsi son plus haut niveau depuis novembre 2012.

Cette plus vive augmentation proviendrait surtout de l'accélération marquée du prix des produits énergétiques, liée d'une part à l'envolée des cours du Brent et d'autre part à une fiscalité accrue des produits pétroliers.
 
De plus, les prix des produits alimentaires et des services augmenteraient eux aussi davantage. Enfin, les prix des produits manufacturés reculeraient nettement moins que le mois précédent.
 
Sur un an, l'indice des prix à la consommation harmonisé accélérerait vivement (+1,6% après +0,8% en décembre 2016)."
 

Les Echos du 3/1

Le retour de l’inflation sera l’un des changements marquants de 2017. Avec la remontée des cours du pétrole, la hausse des prix devrait dépasser 1 % cette année, alors qu’elle a été quasi nulle en 2015 et 2016.Le pouvoir d’achat des ménages va s’en ressentir, mais l’impact sera limité.
 
L'inflation nulle ou presque, c'est fini. La hausse des prix devrait retrouver le chemin de la « normalité » en s'élevant au-dessus de 1 % en 2017 en France, si l'on en croit les économistes, alors qu'elle était proche de zéro ces deux dernières années. 
La remontée de l'inflation a d'ailleurs déjà commencé. Dans l'Hexagone, les prix ont grimpé de 0,5 % en novembre dernier par rapport au même mois de 2015 alors que les prix baissaient au printemps dernier sur douze mois. En Allemagne aussi, le mouvement est en cours. D'ailleurs, les investisseurs semblent avoir anticipé ce retour de l'inflation puisque les taux d'intérêt sur les marchés ont augmenté ces dernières semaines. La hausse du prix du baril de pétrole depuis un mois, qui se négocie désormais au-dessus de 55 dollars, va soutenir l'indice des prix, tout comme l'affaiblissement récent de l'euro face au dollar va renchérir les importations. 
 
Certes, cette remontée devrait rester modérée dans beaucoup de pays et notamment en France où le chômage reste élevé, ce qui pèse sur les prix. D'autant que la baisse passée du prix du pétrole a tendance à se diffuser lentement à travers l'économie. Il n'y a donc pas de hausse conséquente des prix à prévoir a priori. Mais, même lente, la remontée de l'inflation devrait tout de même avoir des conséquences importantes sur la conjoncture.
 
Hausse des taux d'intérêt :
D'abord sur le pouvoir d'achat. Celui-ci, tiré ces deux dernières années par la faiblesse de l'inflation, va marquer le pas. Les salaires ont peu de chances d'accélérer franchement en 2017, car leur évolution dépend, au moins en partie, de l'inflation passée et de l'importance du sous-emploi. Les prestations sociales, elles, ne seront que peu revalorisées, puisque l'inflation en 2016 a été quasi nulle. La consommation devrait s'en ressentir et moins jouer le rôle de moteur de l'activité que l'an passé, même s'il est probable que les Français puisent un peu dans leur bas de laine pour financer leurs achats. Ils ont en effet augmenté leur épargne l'an passé. Le retour de l'inflation n'en va pas moins peser sur les salaires réels et la demande des ménages.
 
 

Tensions salariales (Le Monde Economie) - Le retour de l'inflation un casse-tete pour la Banque Centrale Europeenne.

Une bonne nouvelle ? Oui et non. "L’inflation sera le grand sujet de 2017", résume Valentin Bissat, économiste chez Mirabaud AM. En zone euro, la remontée des prix est essentiellement tirée par celle des cours du pétrole, ajoute Patrick Artus, chez Natixis. Mais contrairement à ce que l’on observe aux Etats-Unis, les salaires, eux, ne se redressent toujours pas dans la plupart de pays membres."
 
Dans ces conditions, la hausse des cours de l’or noir risque plutôt de pénaliser le pouvoir d’achat des ménages, notamment en France, en Italie ou au Portugal.
 

Mais pendant le temps où les salariés verront leur pouvoir d'achat se dégrader....., les dirigeants des Caisses régionales auront bénéficié d'une augmentation moyenne de leur rémunération de 15% (source : Rapports Financiers des CR publiés en 2016). Les efforts c'est bien.... mais pour les autres, c'est mieux.

Last modified onsamedi, 25 février 2017 08:16
back to top

Mentions Legales

  • Site hébergé par SAS OVH, Siège social 2 Rue Kellerman, 59100 Roubaix, RCS Roubaix – Tourcoing 424 761 419 00045.

Qui est en ligne

Nous avons 19 invités et aucun membre en ligne