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Les banques françaises s'adaptent au contexte de taux bas....mais la banque de détail continue de souffrir

 

Les banques françaises s’adaptent à l’univers de taux bas. 

 
Les résultats des banques françaises au troisième trimestre 2016 ont surpris les marchés, qui avaient pris le pli de broyer du noir en raison de l'environnement de taux très bas et des exigences des régulateurs. Or, entre juillet et septembre, les groupes bancaires français ont dégagé des profits solides, et supérieurs aux prévisions. Le groupe Crédit Agricole SA (Casa) a affiché un bénéfice net de 1,86 milliard d'euros, profitant toutefois, pour 1,25 milliard d'euros, de la finalisation de l'opération "Eurêka", cette transaction intra-groupe de 18 milliards par laquelle les 39 caisses régionales du groupe ont racheté la part de 25 % que Casa détenait chez celles-ci. Mais le profit net sous-jacent - de 1 milliard d'euros - progresse lui aussi, de 27 % par rapport au troisième trimestre 2015. Casa a indiqué qu'il verserait un dividende de 0,60 euro par action pour 2016 et son engagement à verser au moins la même somme en 2017. 
 
BPCE a de son côté enregistré un léger repli, de 0,5 %, de son bénéfice net au troisième trimestre, à 955 millions d'euros, tandis que sa filiale cotée Natixis a dégagé un profit net de 298 millions d'euros, en hausse de 2 %. 
 

Mais la banque de détail continue de souffrir ....

 
Comme la plupart des banques européennes et américaines, Natixis et Crédit Agricole ont vu leurs résultats portés par les métiers de banque de financement et d'investissement (BFI), et en particulier par le dynamisme des activités de taux et de change « dans un contexte de marché post-Brexit favorable ». Le résultat net du pôle « grandes clientèles » de Casa a ainsi grimpé de 47 % au troisième trimestre, à 458 millions d'euros. 
 
En revanche, l'activité de banque de détail dans la zone euro continue de souffrir de l'environnement de taux bas, qui met la marge d'intérêt des établissements sous pression. Au Crédit Agricole, les caisses régionales ont ainsi réalisé un résultat net en baisse de 17,2 %. Et les revenus de la banque commerciale et assurance de BPCE ont reculé de 4,8 % sur le trimestre, en dépit d'une hausse des encours de crédits de 5 % dans les réseaux des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires. Les établissements profitent cependant d'un niveau très bas du coût du risque, puisque les taux bas permettent de limiter les impayés sur les crédits. 
 

Evolution du nombre d'agences chez BPCE 

Dans ce contexte, les groupes bancaires accélèrent leur diversification, afin d'augmenter les revenus tirés des commissions -pour compenser la faiblesse des marges sur les crédits. 
Mais ils continuent également de surveiller leurs coûts de très près. Natixis a ainsi dévoilé mardi soir un nouveau projet de transformation, qui passera notamment par la rationalisation de ses moyens informatiques et par la « digitalisation de ses process ». La banque va investir 220 millions d'euros pour transformer ses métiers, afin d'économiser 250 millions d'euros par an dès la fin 2019. Et au début de l'année prochaine, BPCE présentera à son tour un " plan d'action digital". "Nous dirons quel sera le modèle de relation avec nos clients, y compris les évolutions en nombre de points de vente", a prévenu François Pérol, le président du directoire de BPCE. 
Source : Les Echos du 8/11/2017
Last modified onjeudi, 29 décembre 2016 05:48
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