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Forte hausse des intentions d’embauche en 2017 selon Pôle Emploi

Paru dans Liaisons Sociales, N° 17313 du 24/04/2017

 
Après une hausse de 5,1 % en 2016, le nombre des projets de recrutement progresse de 8,2 % cette année, révèle l’enquête sur les besoins de main-d’œuvre des entreprises en 2017, publiée par Pôle emploi le 19 avril. Ce sont ainsi près de 2 millions d’embauches qui sont anticipées pour cette année.
 
L’enquête annuelle "Besoin en main-d’œuvre" réalisée par Pôle emploi est, depuis son lancement en 2002, un élément essentiel de connaissance du marché du travail. L’édition 2017, publiée par Pôle emploi le 19 avril, révèle qu’après une croissance soutenue en 2016 (+ 5,1 %, après + 2,3 % en 2015), les intentions de recrutement progressent encore plus fortement en 2017, de 8,2 % (soit + 149 200). Avec 1 976 000 embauches potentielles, elles atteignent leur meilleur niveau en 15 ans.
 

Forte hausse des projets de recrutement non saisonniers.

La forte progression des projets de recrutement anticipée en 2017 s’explique, selon Pôle emploi, par la hausse du nombre d’établissements prévoyant d’embaucher : 22,4 % contre 20,5 % en 2016, soit 1,9 point de plus.
Plus de 45 % des projets de recrutement émanent des établissements de moins de dix salariés, soit une progression de 9,5 % entre 2016 et 2017 (la hausse atteint 14 % dans ceux de un à quatre salariés). 30,5 % proviennent des établissements de plus de 50 salariés et 23,5 % de ceux de dix à 49 salariés.
La croissance des projets de recrutement est liée avant tout aux besoins non saisonniers (1 200 000 projets, en progression de 10,6 %). Le nombre de projets saisonniers progresse quant à lui de 4,6 % à 776 000 (soit 34 000 supplémentaires). Au total, les projets non saisonniers représentent 60,8 % de l’ensemble des projets (contre 59,4 % l’an dernier).
 
Autre constat : un projet de recrutement sur deux est envisagé pour répondre à un surcroît d’activité. Leur part progresse de 3,3 points pour s’établir à 49,5 %, soit la part la plus élevée depuis cinq ans. La proportion de projets liés à une nouvelle activité est également en hausse en 2017 (+ 0,8 point), tandis que celles liées aux remplacements, qu’ils soient définitifs ou ponctuels, sont en baisse d’environ 2 points chacune.
 

Progression des emplois durables parmi les intentions d’embauche.

Sur les près de 2 millions d’embauches anticipées, 57,5 % concernent des emplois durables (CDI et CDD de plus de six mois), soit une hausse de 1,2 point par rapport à l’année dernière. Cette évolution est due à l’augmentation des embauches envisagées en CDI (38,4 % de recrutements en CDI en 2017 pour 35,9 % en 2016).
Le CDI est le plus souvent mobilisé pour remplacer des salariés ayant quitté l’entreprise (39,7 % des recrutements en CDI) ou pour des projets liés à une nouvelle activité (25,1 % des intentions d’embauche en CDI), tandis que les CDD de moins de six mois sont logiquement plus envisagés pour faire face à un surcroît d’activité ponctuel ou une absence temporaire.
 

Concentration des projets de recrutement dans les services.

Les services aux particuliers rassemblent 40,1 % des intentions d’embauche et les services aux entreprises 24,0 %. Ces deux secteurs concentrent à eux seuls près des deux tiers des intentions d’embauches et enregistrent à nouveau une hausse de leurs projets de recrutement (respectivement de 5,7 % et de 9,3 % entre 2016 et 2017).
Le nombre d’intentions d’embauche dans la construction (représentant 5,2 % des projets de recrutement) progresse très sensiblement en 2017, de 22,5 %, confirmant ainsi la tendance observée en 2016 (+ 12,4 %). Les besoins en main-d’œuvre dans l’industrie (8,1 % des projets) sont en hausse de 8,7 % en 2017, après une progression de 2,6 % l’an dernier. Le reste des intentions d’embauche se répartit comme suit : 12,2 % dans le commerce (+ 10,2 %) et 10,4 % dans l’agriculture (+ 6,4 %).
Géographiquement, les projets de recrutement se concentrent avant tout dans les grandes métropoles, l’arc atlantique et le Sud-Est.

Augmentation des anticipations des difficultés de recrutement.

Les employeurs s’attendent à avoir plus de mal à recruter cette année. Selon eux, 37,5 % des projets d’embauche s’accompagneraient de difficultés en 2017, soit 5 points de plus qu’en 2016. Ces anticipations de difficultés restent plus importantes dans les petites structures (jusqu’à 44,6 % dans les établissements de cinq à neuf salariés). Elles concernent en premier lieu les métiers d’ouvriers qualifiés, de techniciens, de soins ou d’accompagnement des personnes fragiles ou encore les ingénieurs en informatique.
Selon les employeurs, les difficultés de recrutement sont le plus souvent liées à la pénurie de candidat, à l’inadéquation des profils ou encore aux conditions de travail. Dans tous les cas, la formation reste la solution la plus souvent envisagée pour y répondre.
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